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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:02

Mes parents

 

Entre

  • la méthode d'éducation de ma mère : surtout ne disons pas à nos enfants que nous les aimons

  • la dépression de ma mère, réactionnelle au fait de ne pas nous dire qu'elle nous aimait

  • l'absence de mon père, toujours au boulot

 

J'ai finalement été intégrée à une place intrafamiliale qui n'était pas la mienne.

 

Mes « copines » de collège

 

Entre

  • le manque d'amis, ou leur disparition sans un mot

  • la culpabilisation incessante et les périodes de « gueule » entrecoupées de copiage aux devoirs sur table

 

J'ai finalement perdu totalement confiance en moi.

 

Mes profs

 

Entre

  • ceux qui ne m'appelaient pas par mon vrai prénom « C'est quoi déjà ? Savon ? Aaaaah non, Bulle »

  • l'étonnante capacité à me faire des remarques sur des choses que j'étais incapable de contrôler, comme ma grande timidité et mon manque de confiance en moi

J'ai finalement eu l'impression de ne pas servir à grand chose.

 

Mes frère et sœur

 

Entre

  • la différence d'âge relativement importante

  • les études à distance de l'ainé, qui était traité en enfant prodigue lors des retours de fin de semaine

  • la crise d'adolescence de la moyenne, avec ses crises et ses méchancetés

 

J'ai finalement eu l'impression de n'avoir pas la parole dans la fratrie.

 

 

 

Mais en vrai,

 

Mes parents, de par la position qu'ils m'ont imposée sans s'en rendre compte, m'ont permis d'être empathique, assez mûre, et aussi quelqu'un de bien, je crois.

 

Mes copines m'ont endurcie, et m'ont permis de faire, à l'âge adulte, des choix raisonnés et réfléchis en terme d'amitié. Et de faire attention à ne pas blesser les personnes qui me sont chères.

 

Mes profs m'ont permis de me rendre compte qu'il fallait crier aussi fort que les autres pour se faire entendre, que de rester dans son coin sans embêter personne n'était pas un comportement « efficace » en société. Et aussi que je pouvais devenir quelqu'un, et que pour ça, il fallait que je sache devenir critique au lieu de rester dans la démagogie et le politiquement correct.

 

Mes frère et sœur m'ont appris qu'on peut à la fois haïr et aimer une même personne. Qu'il y a des gens dans la vie sur lesquels tu peux toujours compter, et que tu as le droit de t'appuyer sur eux quand tu en as besoin. Et que si tu VEUX parler, il y aura toujours quelqu'un pour t'écouter.

 

 

Les choses négatives de ma vie, j'aime à penser qu'elles sont là pour me permettre de grandir, de m'adoucir parfois, et de m'endurcir souvent.

 

 

 

 

Oubliés dans les moments de candeur

Vous revenez dès que j'ai mal au cœur

Partager mes faiblesses et mes erreurs

Vous êtes un peu de mes amarres, un peu de mon histoire.

Bienvenue sur mon boulevard, quand vient la nuit quand ma raison s'égare

 

JJG

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Published by bulledeviebulledesurvie - dans Vie
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commentaires

Mme Raoul 06/07/2012 17:07

Tout pareil que vous docbulle, et que vous docmam : mêmes relations familiales, fraternelles, amicales que vous en étant enfant.
Rien de grave à s'etre sentie rien ou peu de chose avant l'age adulte, c'est juste qu'on préfère être des adultes peut être ?

Docmam 02/07/2012 21:41

L'impression d'avoir eu exactement les mêmes parents et les mêmes copines... Oui au final, après une période difficile, ça construit.

bulledeviebulledesurvie 03/07/2012 10:53



Ma jumelle, dans mes bras \o/


Je pense qu'il faut arriver à trouver le côté positif de chaque expérience difficile. Mais c'est pas trézézé si tu vois ce que je veux dire...



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